Addi Bâ Mamadou
Né le 25 décembre 1916
à Bomboli (Guinée) et fusillé
par l'occupant allemand
le 18 décembre 1943
à Épinal (Vosges)

 

Galeries photos>

 

Addi Bâ ou Hadi Bah ?


Dernière mise à jour : 1er février 2010 (Voir la mise à jour)

Une page d'histoire restée
si longtemps blanche...

Addi Bâ Mamadou allait tout juste avoir 30 ans, ce jour de décembre 1943, lorsqu'on le fit sortir de sa cellule de la prison de la Vierge, à Épinal, pour le conduire au poteau d'exécution.

Présenté le 3 décembre devant la cour de justice de la Feldkommandantur d'Épinal, celui que les Allemands appelaient le « Terroriste nègre » avait été condamné à mort pour actes de franc-tireur. Ainsi s'acheva la longue épopée de ce jeune Peul du Fouta Djalon engagé volontaire dans l'armée française et chef du premier maquis créé dans les Vosges, au printemps précédent.

Que reste-t-il aujourd'hui du souvenir d'Addi Bâ ? Un nom gravé sur le monument aux morts d'Épinal, à l'endroit même où il fut fusillé, une tombe dans le carré des coloniaux de la nécropole nationale de Colmar, quelques plaques de rue, à Langeais (Indre-et-Loire), La Vacheresse-La Rouillie (Vosges) et Tollaincourt (Vosges), où il résida. Il aura fallu attendre le 13 juillet 2003 pour que l'acharnement d'ardents défenseurs de sa mémoire conduise les autorités françaises à lui accorder la médaille de la Résistance au cours d'une cérémonie du reste fort discrète.

Le parcours d'Addi Bâ a pu être partiellement reconstitué grâce aux méticuleuses recherches menées à la fin des années 1980 par le Colonel Maurice Rives, officier retraité de l’infanterie coloniale et défenseur de la cause des Tirailleurs africains. J'ai moi-même complété ces recherches en 2003 en recueillant des témoignages de personnes ayant côtoyé le tirailleur résistant, devenu une véritable légende dans le canton de Lamarche.
Ce modeste site Internet a pour ambition de présenter la somme des connaissances rassemblées autour du personnage d'Addi Bâ. Il ne s'agit pas ici de faire œuvre d'historien, mais de témoigner, de faire connaître les faits établis et la légende pour préserver la mémoire.
Charge à ceux qui écrivent l'Histoire de compléter cette page si longtemps restée blanche...

Etienne GUILLERMOND

Retour en haut de la page>

 

Reproduction interdite © Etienne Guillermond - 2009